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A propos du Jardin des Douves

Le Jardin médiéval des Douves de Jonzac, créé en 2014 par les Amis de Jonzac, se niche près des douves de l’ancien château du XIème siècle détruit pendant la guerre de Cent ans. Il fait partie du Jonzac caché, du Jonzac insolite. Vous le découvrirez par hasard en déambulant dans les “galeries noires”. Non loin de là serpente la Seugne. 

Ce jardin jouxte la source d’eau pure de Judith Boybellaud la Chapelle.

Dans ce petit jardin clos poussent 118 plantes.

Les plantes sont réparties sur 9 carrés en damier entourés de plessis d’osier tréssés manuellement.

Le capitulaire de Villis qui établit sous Charlemagne la liste des 73 herbes, 16 arbres fruitiers et 5 plantes textiles et tinctoriales que les domaines royaux se doivent de cultiver, ainsi que les ouvrages de Michel Botineau, nous ont guidés pour le choix des plantes.

Le jardin s’ouvre sur 3 premiers carrés occupés par les plantes alimentaires évoquant le mode de nourriture au Moyen-Age : dans le carré des Potherbes, le cardon aux grandes feuilles majestueuses dresse haut vers la lumière ses bourgeons, la bourrache (borago officinalis) aux magnifiques fleurs bleues à goût d’huître vous raviront.

Le chou et les fèves, la base de l’alimentation au Moyen-Age, sont représentés. La chicorée sauvage dresse ses tiges aériennes aux fleurs bleues célestes.

Dans le carré des racines et légumes, vous verrez la carotte blanche, la bardane dont les crochets accrochent le passant.

Dans le carré des plantes aromatiques, la livèche (levisticum officinale) élégante exhale une fine odeur de cèleri.

Dans le 4ème carré, vous trouverez la saponaire, le lin, la cardère à foulon qui étaient utilisées pour la fabrication des tissus et les plantes tinctoriales employées pour colorer les tissus : le pastel aux fleurs jaunes colore en bleu, ce colorant s’obtient en broyant les feuilles de la première année ; la garance (rubia tinctorum) fournit une belle couleur rouge, la serratulle  donne un colorant jaune.

Dans le carré du milieu du jardin de Marie consacré à la vierge, au mois de mai vous ne résisterez pas à sentir le parfum subtil de la rose de Damas.

Dans les 4 derniers carrés, les plantes médicinales sont à l’honneur : c’est le jardin des simples.

Parmi les panacées, la sauge officinale (salvia officinalis) s’impose comme la reine du jardin médiéval. La sauge sclarée(salvia sclarea) dresse ses hampes délicieusement parfumées.

Parmi les plantes des femmes,vous remarquerez

la rue officinale (Ruta graveolens), plante abortive et toxique, l’armoise et la melisse au goût de citron, mellifère, appréciée depuis l’antiquité.

Dans le carré d’en face, admirez les plantes et signatures, la pulmonaire, l’amour en cage, l’hépatique et au mois de mai-juin le superbe arum dragon qui dresse fièrement son spathe bordeaux si décoratif.

Ces plantes médicinales évoquent la pharmacopée en usage au Moyen-Age : citons la benoite fébrifuge à odeur de clou de girofle, la reine des prés, notre aspirine végétale.

Pendant longtemps au Moyen-Age, les jardins de plantes médicinales étaient cultivés en particulier par les moines qui soignaient les malades jusqu’au 12 ème siècle, les médecins laïcs peu nombreux soignaient les gens plus aisés, tandis que la majeure partie de la population se traitait avec des remèdes dont la composition était transmise oralement.

De nos jours le chardon-marie hépatoprotecteur, la piloselle diurétique, la bardane…, sont toujours utilisés en médecine.

Au fond du jardin, un treillis en osier artisanal soutient un rang de vigne (vitis vinifera) cépage chauché gris (cépage présent au Moyen-Age du temps des vins d’Aunis).

Non loin de là le Houblon (Humulus Lupulus), parent du chanvre, élégant et envahissant  s’enroule autour de tuteurs en bambou. Ces 2 plantes témoignent des breuvages courants de cette époque, le vin et la bière.

Avant de quitter le jardin, arrêtez-vous à la saison devant les plantes des sorcières, en particulier la mandragore, plante la plus magique du Moyen-Age, plante de vie, de mort et de pouvoir.

Outre le choix des plantes, ce jardin très simple attire par ses décors artistiques, les tableaux de Jacques Audebeau à partir de manuscrits du 15ème siècle, les ardoises de Michel superbement calligraphiées, l’arrosoir médiéval de Sophie, un tableau du Jardin des Douves en poterie de Gilles, un texte calligraphié par Christiane et enluminé par l’atelier d’enluminure l’Eventail, et la vannerie très poétique de Carine.

La visite de ce jardin est recommandée par le Petit Futé.

 

Les visites sont organisées par l'Office de Tourisme de Jonzac

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